jeudi 7 juillet 2011
mardi 1 mars 2011
lundi 28 février 2011
Boubacar Mandemory TOURE : LA « VOIX DU MANDE »
Photographe depuis plus de 35 ans, Mandemory n’est plus à présenter dans le milieu de la photographie. Ce féru de l’image continue toujours son combat celle de donner à l’Afrique son image réelle.
Fils de nigérian et d’une sénégalo-malienne, l’homme de par sa diversité culturelle n’a rien d’une « star » et pourtant il est, car ses travaux sont exposés et recherchés à travers la planète. Il fit toute son enfance au Sénégal, arrête les études en classe de Terminale pour entrer dans la vie active.
Après un bref passage dans le domaine de la communication dans une agence de publicité, il découvre en lui sa passion pour la photo.
Mandemory décide de tout quitter pour consacrer à cet art auquel il voue presque qu’un culte.
De la photographie de portrait, en passant par la mode et la publicité, aucun domaine de la photo n’a de secret pour cet artiste.
Une fois de plus il abandonne cette forme d’expression parce qu’il ne s’inscrivait pas dans cette démarche photographique ; notre artiste se lance dans le grand reportage et le photo journalisme ; en allant vers les populations pour toucher du doigt leurs problèmes et le traduire à travers les images. Ainsi du photographe urbain qu’il était, Mandemory voyage vers le pays profond, pas seulement au Sénégal mais un peu partout Afrique.
Malgré ses charges d’homme marié, ce père de famille de 5 enfants ne lâche pas prise, il sillonne l’Afrique à la recherche de l’image rare et essaie à sa façon d’expliquer la situation des peuples isolés et minoritaires.
Dans les années 1990, vu le délabrement et le manque d’organisation des photographes Sénégalais, l’homme entreprend avec d’autres confrères de créer « le premier mois de la photographie » de Dakar avec l’appui de l’institut français. Initiative qui est à la base de la « Rencontre africaine de la photographie » de Bamako qui se tient chaque année. Ce qui a été un coup de pousse à la situation des photographes sénégalais, voire africains.
Plusieurs fois distingué pour la qualité de ses travaux, Mandemory n’accorde pas d’importance aux prix mais aux changements que son œuvre peut apporter à la condition de vie des opprimés.
Parmi ses décorations on peut citer le prix Fuji awards de la photographie en catégorie photo magazine, l’une de ses photos classée parmi le top 10 des meilleurs images des Etats-Unis en 2006 et autres.
Il se définit lui-même comme étant un homme très rigoureux, toujours à la recherche du beau.
Soucieux de la relève dans le métier, il entreprit d’ouvrir un centre de formation en photographie à Guediewaye ; où il vit depuis plus de 40ans maintenant. Son emploi du temps très chargé ne lui permettait pas de jongler voyage et enseignement, donc il a été contraint de fermer. Neamoins il est très fier chaque fois qu’il rencontre des jeunes qui ont été le fruit de son centre.
Selon lui les photographes africains doivent prendre conscience de l’arme qu’ils ont de donner un sens aux images pour expliquer et exprimer les voix de l’Afrique. Et cette entreprise ne peut aller sans une collaboration entre les membres de la corporation.
« La photographie est un art à part entier et le photographe doit se conformer aux réalités du monde actuel en matières d’outils de travail », pour faire référence aux nouvelles technologies de la communication notamment le numérique et internet.
Ce qui frappe en voyant le photographe avec à la légère barbe blanche, c’est les appareils « high tech » qu’il utilise et manipule avec aisance : appareil photo numérique, ordinateur portable Mac Book Pro : meilleur dans le domaine du traitement de l’image, sans oublier les petites caméras cachées numériques etc…
A la question de savoir ce que la photographie apporte comme satisfaction, Mandemory répond qu’il doit tout à la photo car il a visité beaucoup de pays et s’est imprégné des cultures et réalités d’autres peuples sur le plan social, qu’il ne s’en sort pas mal au plan financier, et enfin sur plan professionnel, il a côtoyé pas mal de grandes institutions comme l’agence de la francophonie, la Pana et des grands quotidiens et magazines d’Europe mais aussi d’Afrique.
vendredi 25 février 2011
vendredi 11 février 2011
dimanche 9 janvier 2011
Centre culturel Douta Seck, pôle de la technologie
Profitant du festival Mondial des arts nègres Mondomix en partenariat avec le centre culturel Douta Seck expose sur l’histoire des musiques noires. Une exposition à la fois technologique et pleine d’éducation. Le DDB a recueilli les explications de Marc BENAÏCHE, président de Mondomix.
mardi 21 décembre 2010
C’est quoi le Fesman?
Jeudi 16/12/2010 | Posté par Fidèle GUINDOU
Le Dakar Bondy Blog a recueilli des réactions de quelques personnalités de la scène culturelle et universitaire sur le Fesman.
GBADIE Djédjé Eric, chorégraphe ivoirien, assistant de Georges MOMBOYC’est une bonne chose et c’est la bienvenue pour nous les danseurs africains et du monde entier. Il a existé autrefois et j’espère que ça sera permanent. Je soutiens ce festival de tout mon cœur pour le rassemblement et la cohésion qu’il apporte aux peuples. La chorégraphie de cette cérémonie d’ouverture est composée par des danseurs de divers pays, Sénégal, Guinée, Mali, Côte d’Ivoire. C’est un exemple palpable de communion. Pour moi, c’est à travers la culture et la danse en particulier que nous pouvons nous imposer. Il suffit d’aimer ce que l’on fait. C’est mon mot à l’endroit de toute la jeunesse africaine.
Je remercie le bon Dieu, enfin le festival est là, après plusieurs reports. Ce qui me fait plaisir, c’est que toute la diaspora est présente, les journalistes sont là, aussi tous les africains sont venus. Le festival débute bien. J’ai participé au premier festival de 1966 et j’étais parmi les batteurs qui ont composé la musique du festival. Mon mot pour la jeunesse africaine est qu’elle se donne la main en s’entraidant, en s’aimant véritablement et s’unissant; surtout en évitant les pratiques qui peuvent nous diviser. Il faut aussi qu’ils suivent l’éducation de leurs parents pour une meilleur Afrique.
Nous ne sommes qu’au début du festival et ça commence bien. En ce qui me concerne, mes deux premières plus grosses stars, Wiclief Jean d’Haîti et Diam’s de la France sont là et ont fait des shows magnifiques. Je pense c’est parti pour un bon moment de retrouvailles.
C’est un sentiment de satisfaction, ce n’était pas évident. Le président de la république et son équipe a tenu à rassembler l’intelligence noire mondiale à Dakar en communion : communion artistique mais aussi communion intellectuelle. Pour baliser le futur, ces rencontres sont d’une importance fondamentale pour que le jeune africain sache d’où il vient et être conscient pour se bâtir lui-même et aussi qu’il peut contribuer à bâtir le futur de l’Afrique. Il nous appartient d’armer les générations à venir. Je suis très heureux de ce qui se passe, ce n’est pas facile mais c’est ça le chemin, comme le disait le philosophe « c’est le difficile qui est de chemin ». Je crois aujourd’hui que la jeunesse doit en profiter largement et nous devons inventer les voies pour qu’au-delà des talents individuels nous ayons une dynamique collective qui porte l’Afrique et je crois que l’une des perspectives doit être les états unis d’Afrique; parce que dès lors qu’on lève les frontières on a toutes les compétences pour avancer en y enrôlant la diaspora.
Empreinte des noirs dans la science et la technologie
L’apport des peuples noirs à la science et la technologie, est le thème qui a été retenu pour le 4ème jour du forum au Méridien Président.
L’Afrique est le berceau du monde. Selon Cheikh Anta DIOP dans son ouvrage Unité Culturelle de l’Afrique Noire, les habitants de la vallée du Nil formant l’une des civilisations les plus brillantes de l’histoire de l’humanité ont créé les religions, l’art mais aussi des sciences exactes (physique, mathématiques, mécanique, astronomie, calendrier ….) à une époque où le reste de la terre (Asie, Europe, Grèce et Rome) était plongée dans la barbarie.S’appuyant sur cette réalité, les conférenciers, tour à tour ont vanté le mérite du peuple noir d’avoir été à la base des sciences et technologies. Ils ont aussi tous reconnu qu'aujourd’hui, la situation que vit le peuple noir est loin de refléter ce passé glorieux. Pour ce faire, le docteur BERTLEY, vice-président de Franklin Institute, dans sa démarche, a interpelé les africains à partir de réalités culturelles et de leur histoire commune pour construire une nation africaine en s’appuyant sur l’histoire. D’autres l’ont fait avant notre génération, comme Cheikh Anta DIOP, Marcus GARVEY et autres. Cette Afrique ne peut se hisser à la table des grands qu’en ayant pour base sa jeunesse nombreuse et en les stimulant à la recherche scientifique, leur montrer que le sport et la danse ne sont pas les seuls moyens de faire sortir le continent de sa pauvreté.
L’Afrique doit opter pour une politique de développement en sciences et techniques, en octroyant aux scientifiques des budgets conséquents pour les encourager; mais aussi par la création de plus d’universités dotées de technologies de pointe pour les recherches, tout en dégageant les perspectives de recherches. Les africains doivent être sur tous les fronts là où l’on parle d’excellence.
Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que le continent est confronté à de nombreux problèmes : le manque de vision à long terme des politiques, la faiblesse et l’instabilité en matière énergétique, le poids de l’histoire des cinq derniers siècles mais aussi le manque de moyens des Etats.
Pour Cornélius AIDAM, ancien Ministre togolais de la communication de la culture et de la formation civique, il y a des domaines où les états africains peuvent s’unir pour agir sans que leur souveraineté n’en souffre aucunement. Le domaine de la science et de la technologie en est un et il faut se mettre ensemble pour financer les recherches et créer des pôles d’excellence pour en faire profiter les jeunes du continent.
Ce forum ne doit pas être seulement un endroit d’échange verbal mais il faut qu’au sortir d’ici , nous dégageons des conclusions et perspectives concrètes pour redorer le blason de notre chère Afrique, lance le professeur Iba Der Thiam.
IL a vu la participation d’éminents chercheurs africains installés en Afrique mais aussi dans la diaspora.
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