vendredi 4 janvier 2013

Ansar Dine veut l’autonomie du nord du Mali et y appliquer la loi islamique


Ansar Dine, l’un des groupes islamistes armés occupant le nord du Mali, réclame une large autonomie pour cette région et exige de pouvoir y appliquer la loi islamique, selon sa plateforme politique remise au président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur régional.

Dans ce document remis le 1er janvier à M. Compaoré et que s’est procuré vendredi le correspondant de l’AFP à Ouagadougou, Ansar Dine, groupe surtout composé de Touareg maliens, affirme renoncer dans l’immédiat à une sécession du Nord mais réclame une large autonomie dans le cadre d’un Etat refondé du Mali se démarquant sans ambiguïté de la laïcité.
Avant toute chose, il faut que le caractère islamique de l’Etat du Mali soit proclamé solennellement dans la Constitution, indique ce texte de 17 pages, en invoquant le fait que le peuple malien est musulman à plus de 95%.
L’observance stricte de la loi islamique sur tout le territoire de l’Azawad (région nord du Mali, ndlr) est un impératif non négociable, souligne en outre le groupe. Il justifie les châtiments corporels mais promet de tenir compte de l’air du temps dans l’application de certaines dispositions de la charia (loi islamique).
Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) est l’un des groupes islamistes armés dominant le nord du Mali depuis juin, avec les jihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Tous prônent l’application de la charia, au nom de laquelle ils commettent de nombreuses exactions.
Sous la pression du Burkina Faso et de l’Algérie, les deux pays médiateurs, Ansar Dine avait annoncé fin 2012 renoncer à appliquer la charia dans tout le Mali, mais seulement dans ses zones d’influence, et s’était dit disposé au dialogue avec Bamako.
Mais le chef du mouvement, Iyad Ag Ghaly, a annoncé jeudi que son groupe retirait son offre de cessation des hostilités, en accusant le pouvoir malien de ne pas être prêt au dialogue.
Le 20 décembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution approuvant le déploiement d’une force armée internationale au Mali pour déloger les islamistes armés, sans préciser de calendrier. L’ONU a toutefois indiqué que ce déploiement était programmé par étapes et a appelé les autorités maliennes au dialogue avec les groupes armés rejetant le terrorisme et la partition du Mali.
(©AFP

Boateng victime de chant raciste



Lors du match amical entre la Pro Patria (4ème division italienne) et le Milan Ac, hier jeudi,  le milieu de terrain Kevin Boateng a été victime de chants racistes de la part du public. L’international ghanéen s’est emporté avant de quitter la pelouse, suivi par l’ensemble de ses coéquipiers après seulement vingt-six minutes de jeu. Un coup de gueule collectif qui a contraint l’arbitre à interrompre  cette rencontre.


Madiambal vient au secours de Me Amadou Sall



En voie d’être jugé le 22 janvier prochain pour offense au Chef de l’Etat, Me Amadou Sall est secouru par Madiambal Diagne. Le patron du Quotidien a écrit une lettre demandant à Macky Sall la clémence envers le dignitaire du Pds. Parlant de la lettre, le président de la République a signifié qu’il donnerait suite à la missive. La question est de savoir si le président demandera au Ministère de la justice d’instruire le Parquet général d’abandonner les poursuites contre l’avocat Amadou Sall ? Selon Libération, l’homme fort du Sénégal, informant le gouvernement de l’initiative de  Madiambal Diagne a juste déclaré en Conseil des ministres: « je vais donner suite à cette lettre ». Me Amadou Sall est toujours en attente de son jugement, d’ici là on en saura plus de la décision de Macky Sall face à cette situation. Ce n’est pas la première fois que le président des patrons de presse prend pareil initiative. Dans l’affaire Malick Noël Seck, il n’avait pas hésité à prendre sa plume et demander à Me Abdoulaye Wade, d’accorder la grâce présidentielle au leader de Convergence socialiste.

Que reproche-t-on à Ousmane Ngom et Oumar Sarr ?



Ce n’est pas la joie au Parti démocratique sénégalais en cette nouvelle année, les balles viennent de tous les côtés. La dernière en date est nul doute l’affaire de la levée de l’immunité parlementaire dont fait objet Me Ousmane Ngom, Oumar Sarr et Abdoulaye Baldé. Mais que reproche-t-on au coordinateur du Pds et à l’ancien Ministre de l’Intérieur. Libération informe que ces deux personnes sont ciblées dans trois affaires les concernant directement. Outre les vérifications de patrimoine, Oumar Sarr, une fois son immunité levée fera face à deux autres dossiers, il sera entendu par la division d’Investigation Criminelles (DIC) dans le cadre du plan Jaxaay et l’autre affaire concerne l’achat de produits phytosanitaires  qui avait été évoqué par le premier ministre Abdoul Mbaye. Toujours selon la même source, Ousmane Ngom aussi, après la vérification de patrimoine,  sera entendu par le procureur pour une affaire qui fait suite à un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), et le dernier dossier concernant l’ancien ministre est celui relatif au rapport de la Cour des comptes sur le scandale du marché des passeports numérisés.
La levée des immunités de ces anciens dignitaires suscite l’interrogation suivante sur l’attitude du pouvoir : volonté de faire la lumière sur des dossiers importants ou simple stratégie politique pour neutraliser l’opposition ?

Karim Wade bouscule la hiérarchie



Le fils de l’ancien président Me Abdoulaye Wade fait encore parler de lui, mais cette fois-ci en bien. Car il est aux coudes à coudes avec Macky Sall au classement général des personnalités politiques sénégalaises.  Le rejeton de Wade est classé premier par les  catégories de populations  jeunes, et femmes. C’est le résultat d’un sondage réalisé par le cabinet International communication (Intercom) dans la période du mois de décembre. Il est suivi Pape Diop, Moustapha Niasse, et Ousmane Tanor Dieng.  La surprise est qu’en ce moment Karim Wade qui fait objet de procédure judiciaire et a réussi a bousculé cette classe politique établie depuis un bon moment, en devenant la personnalité politique la « mieux aimée » par les jeunes, 35%, devant Macky Sall 30%, Pape Diop 20%. L’ancien tout puissant ministre vient ainsi semer le doute dans la tête des « doyens ».

Biens mal acquis : France 24 perce les premiers secrets de la procédure enclenchée par le Parquet de Paris



Dans un reportage, la chaîne française France 24  a réussi à percé les premiers secrets de la procédure enclenchée à Paris, pour permettre à l’Etat du Sénégal de rentrer dans ces droits. Le parquet de Parquet de Paris suite à une plainte de l’Etat du Sénégal a ouvert une procédure dans le cadre des biens présumés mal acquis. Me Simon Ndiaye, avocat sénégalais, basé à Paris a livré des informations au micro de France 24. Il informé que l’Etat du Sénégal a formellement identifié des avoirs immobiliers détenus à Paris par d’anciens dignitaires du régime. Deux sociétés sortent ainsi du lot Sinca- contraction des noms de Karim et de Sindiély et Yakaar qui gère deux biens immobiliers dans le seizième arrondissement de Paris.

Interdit de Magal : les conducteurs de vélos-taxis du Saloum haussent le ton



La 118 édition du Magal n’aura pas été satisfaisant pour tout le monde, car du côté des vélos-taxis c’est la grogne. Ils ont été victime d’un arrêté ministériel interdisant leur circulation en direction de la cité religieuse de Touba.  Une mesure, nous informe Libération, qui leur est restée en travers la gorge.       Ils exigent des autorités la restitution des engins réquisitionnés, au nombre de 200 et une abrogation de la décision ministérielle. Au cours d’un point de presse, Ismaila Diouf, président d’une association de conducteurs s’en est expliqué : «  Le Magal de Touba est un évènement où chacun y va avec ses moyens. Exiger des conducteurs de vélo-taxi d’utiliser d’autres véhicules que les leurs, c’est injuste. Car celui qui a une berline l’utilise au même titre que celui qui a une charrette ».

Magal : Des pèlerins toujours à Touba pour profiter de l’abondance de nourriture



Les maisons des différents marabouts ne désemplissent pas, quelques bœufs restent encore visible nous raconte l’envoyé de Direct Info à Touba. Certains pèlerins prolongent leur séjour et refusent de quitter la ville sainte malgré la fin du Magal. Et ce, à cause de l’abondance de nourriture qui est de mise. Selon le quotidien il y a de la viande et du poulet à gogo, et l’hôte a la multitude de choix entre le « Thiou Yapp », Thiebou yapp » ou « ganar ». C’est dire que le festin, pardon le pèlerinage continue pour les disciples qui veulent quelques peu oublier la difficile vie de Dakar.

Confiserie du Ndiambour : La Cour suprême blanchit Serigne Mboup


 

C’est la fin de l’épisode opposant Serigne Mboup, Directeur général de CCBM à d’anciens travailleurs de la Nouvelle confiserie du Ndiambour. La plus haute juridiction vient de déchoir les plaignants de leur pourvoi. Ordonnant ainsi le non- lieu à l’égard de Serigne Mboup. La partie civile avait un mois pour produire une requête répondant aux conditions de l’article 35 et contenant ces moyens de cassation, après avoir déclaré au pourvoi. Mais celle- ci n’a pas été produite, d’où la déclaration de déchéance prononcée par la cour.

« Nous sommes favorables à la levée de l’immunité des députés Pds » Moustapha Diakhaté


Benno Bokk Yakkar est vraiment décidé à achever ce qui reste du parti de Me Wade. Le président du Groupe parlementaire de la majorité, Moustapha Diakhaté, joint par Walf a dit être favorable à la révocation de l’immunité des trois honorables du Pds, en occurrence, Oumar Sarr, Abdoulaye Baldé et Ousmane Ngom. La même source aussi révèle que Modou Fada et ses amis aussi se préparent à une riposte, mais laquelle, nous ne saurions le dire. La plénière pour procéder à l’acte est prévue à l’Assemblée nationale le jeudi prochain.