vendredi 25 février 2011
vendredi 11 février 2011
dimanche 9 janvier 2011
Centre culturel Douta Seck, pôle de la technologie
Profitant du festival Mondial des arts nègres Mondomix en partenariat avec le centre culturel Douta Seck expose sur l’histoire des musiques noires. Une exposition à la fois technologique et pleine d’éducation. Le DDB a recueilli les explications de Marc BENAÏCHE, président de Mondomix.
mardi 21 décembre 2010
C’est quoi le Fesman?
Jeudi 16/12/2010 | Posté par Fidèle GUINDOU
Le Dakar Bondy Blog a recueilli des réactions de quelques personnalités de la scène culturelle et universitaire sur le Fesman.
GBADIE Djédjé Eric, chorégraphe ivoirien, assistant de Georges MOMBOYC’est une bonne chose et c’est la bienvenue pour nous les danseurs africains et du monde entier. Il a existé autrefois et j’espère que ça sera permanent. Je soutiens ce festival de tout mon cœur pour le rassemblement et la cohésion qu’il apporte aux peuples. La chorégraphie de cette cérémonie d’ouverture est composée par des danseurs de divers pays, Sénégal, Guinée, Mali, Côte d’Ivoire. C’est un exemple palpable de communion. Pour moi, c’est à travers la culture et la danse en particulier que nous pouvons nous imposer. Il suffit d’aimer ce que l’on fait. C’est mon mot à l’endroit de toute la jeunesse africaine.
Je remercie le bon Dieu, enfin le festival est là, après plusieurs reports. Ce qui me fait plaisir, c’est que toute la diaspora est présente, les journalistes sont là, aussi tous les africains sont venus. Le festival débute bien. J’ai participé au premier festival de 1966 et j’étais parmi les batteurs qui ont composé la musique du festival. Mon mot pour la jeunesse africaine est qu’elle se donne la main en s’entraidant, en s’aimant véritablement et s’unissant; surtout en évitant les pratiques qui peuvent nous diviser. Il faut aussi qu’ils suivent l’éducation de leurs parents pour une meilleur Afrique.
Nous ne sommes qu’au début du festival et ça commence bien. En ce qui me concerne, mes deux premières plus grosses stars, Wiclief Jean d’Haîti et Diam’s de la France sont là et ont fait des shows magnifiques. Je pense c’est parti pour un bon moment de retrouvailles.
C’est un sentiment de satisfaction, ce n’était pas évident. Le président de la république et son équipe a tenu à rassembler l’intelligence noire mondiale à Dakar en communion : communion artistique mais aussi communion intellectuelle. Pour baliser le futur, ces rencontres sont d’une importance fondamentale pour que le jeune africain sache d’où il vient et être conscient pour se bâtir lui-même et aussi qu’il peut contribuer à bâtir le futur de l’Afrique. Il nous appartient d’armer les générations à venir. Je suis très heureux de ce qui se passe, ce n’est pas facile mais c’est ça le chemin, comme le disait le philosophe « c’est le difficile qui est de chemin ». Je crois aujourd’hui que la jeunesse doit en profiter largement et nous devons inventer les voies pour qu’au-delà des talents individuels nous ayons une dynamique collective qui porte l’Afrique et je crois que l’une des perspectives doit être les états unis d’Afrique; parce que dès lors qu’on lève les frontières on a toutes les compétences pour avancer en y enrôlant la diaspora.
Empreinte des noirs dans la science et la technologie
L’apport des peuples noirs à la science et la technologie, est le thème qui a été retenu pour le 4ème jour du forum au Méridien Président.
L’Afrique est le berceau du monde. Selon Cheikh Anta DIOP dans son ouvrage Unité Culturelle de l’Afrique Noire, les habitants de la vallée du Nil formant l’une des civilisations les plus brillantes de l’histoire de l’humanité ont créé les religions, l’art mais aussi des sciences exactes (physique, mathématiques, mécanique, astronomie, calendrier ….) à une époque où le reste de la terre (Asie, Europe, Grèce et Rome) était plongée dans la barbarie.S’appuyant sur cette réalité, les conférenciers, tour à tour ont vanté le mérite du peuple noir d’avoir été à la base des sciences et technologies. Ils ont aussi tous reconnu qu'aujourd’hui, la situation que vit le peuple noir est loin de refléter ce passé glorieux. Pour ce faire, le docteur BERTLEY, vice-président de Franklin Institute, dans sa démarche, a interpelé les africains à partir de réalités culturelles et de leur histoire commune pour construire une nation africaine en s’appuyant sur l’histoire. D’autres l’ont fait avant notre génération, comme Cheikh Anta DIOP, Marcus GARVEY et autres. Cette Afrique ne peut se hisser à la table des grands qu’en ayant pour base sa jeunesse nombreuse et en les stimulant à la recherche scientifique, leur montrer que le sport et la danse ne sont pas les seuls moyens de faire sortir le continent de sa pauvreté.
L’Afrique doit opter pour une politique de développement en sciences et techniques, en octroyant aux scientifiques des budgets conséquents pour les encourager; mais aussi par la création de plus d’universités dotées de technologies de pointe pour les recherches, tout en dégageant les perspectives de recherches. Les africains doivent être sur tous les fronts là où l’on parle d’excellence.
Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que le continent est confronté à de nombreux problèmes : le manque de vision à long terme des politiques, la faiblesse et l’instabilité en matière énergétique, le poids de l’histoire des cinq derniers siècles mais aussi le manque de moyens des Etats.
Pour Cornélius AIDAM, ancien Ministre togolais de la communication de la culture et de la formation civique, il y a des domaines où les états africains peuvent s’unir pour agir sans que leur souveraineté n’en souffre aucunement. Le domaine de la science et de la technologie en est un et il faut se mettre ensemble pour financer les recherches et créer des pôles d’excellence pour en faire profiter les jeunes du continent.
Ce forum ne doit pas être seulement un endroit d’échange verbal mais il faut qu’au sortir d’ici , nous dégageons des conclusions et perspectives concrètes pour redorer le blason de notre chère Afrique, lance le professeur Iba Der Thiam.
IL a vu la participation d’éminents chercheurs africains installés en Afrique mais aussi dans la diaspora.
samedi 11 décembre 2010
Manu au Fesman
La sommité de la musique africaine, Manu DIBANGO a rehaussé de son image la cérémonie d’ouverture du festival mondial des arts nègres (fesman). L’homme toujours égal à lui-même a accordé une interview au DBB.
Que ressentez-vous d’être au Sénégal pour le Fesman ?
Un sentiment de joie et de fierté parce que le festival a pu se tenir, de l’Afrique l’on retient que le coté négatif mais ce soir tout le monde se rend compte de la force de la culture, le côté positif de ce que peut être l’Afrique quand il y’a de la volonté. La culture peut être un élément majeur à l’avancée de l’Afrique. On peut s’amuser, on peut danser, mais ce serait mieux d’utiliser la culture comme moyen de réflexion pour un lendemain meilleur.
Le premier festival a eu lieu en 1966, le second en 1977, et aujourd’hui nous sommes au troisième ne pensez-vous pas que trop de temps se sont écoulés entre les différents festivals ?
Ce n’est pas du tout facile, car tous les présidents n’ont pas les mêmes idées aux mêmes moments. Bien entendu ce serait bien d’avoir ce genre de choses tous les deux ou trois ans, mais les charges sont lourdes supportées, très très lourdes. L’essentiel est que il y’a un troisième au début du deuxième cinquantenaire, et on s’en réjouit.
Quels souvenirs avez-vous du deuxième Fesman auquel vous avez assisté ?
C’était à Lagos, j’étais jeune avec des ténors de la musiques africaines, notamment Fela Kuti qui a disparu et il aurait été heureux d’être là ce soir. Je suis l’un des survivants de cette époque et je représente cette génération qui n’est pas là aujourd’hui .Mais la vie continue et vous êtes là pour assurer la relève.
Quel est votre appel à l’endroit de la jeunesse Africaine ?
L’appel c’est vous, (rires…) les gens qui sont nés longtemps après la colonisation, bien longtemps après les indépendances et qui ont tout à bâtir à partir du deuxième cinquantenaire de l’Afrique. Vous êtes le futur, la futur organisation, la futur vision de l’Afrique. Quand je vous regarde je me dis que c’est à vous de continuer cette affaire. (Rires)
Fidèle GUINDOU
dimanche 16 mai 2010
dimanche 9 mai 2010
RFI à l’UCAD
« Vous êtes le recteur le moins performant de l’histoire de l’UCAD »
« Université Cheikh Anta Diop, 50 ans après » est le thème de l’émission media d’Afrique que la radio France internationale à enregistrer en plein air à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. D’illustres invités se sont succédés sur le plateau.
La devanture de la bibliothèque universitaire est le cadre choisi par les organisateurs de RFI pour installer leur arsenal. Il est 15 heures 30 lorsque la mise en place est terminée, le soleil brillant est loin de finir sa course dans le ciel. Les abords de la bibliothèque et de la faculté des lettres sont bondés de monde, la plupart sont étudiants avec quelques rares journalistes. Les techniciens de la radio courent dans tous les sens pour peaufiner les derniers réglages. L’ordre est donné pour rejoindre les sièges installés pour la circonstance avec une haie de sécurité pour éviter les débordements. Les étudiants se ruent vers les chaises et en un clin d’œil ces centaines de chaises sont envahies. Alain Foka, présentateur de l’émission media et archive d’Afrique sur RFI, commence par prendre le pouls du public, « est ce Dakar est la, c’est timide … on ne vous sent pas, j’espère que tout au long de l’émission vous allez vous réveillez » ce ne sont pas ces mots qu’il débute.
Il demande aux invités de s’installer et parmi eux on peut remarquer la présence du ministre de l'Enseignement préscolaire, de l'Elémentaire, du Moyen, du Secondaire et des Langues nationales, Kalidou Diallo, Abdou Salam Sall, recteur de l’UCAD, Youssouf Touré syndicaliste et Mamadou Sy Albert, chargé de communication du Centre des œuvres universitaires de Dakar(Coud). En introduisant le sujet le recteur a fait mention que l’UCAD est une bonne unité de formation et c’est dommage que les étudiants eux même ne croient pas a cette université, il n’a pas manqué de dire aussi qu’elle occupe le treizième rang en Afrique. Avant même que celui-ci ne termine ses propos, M. Touré bondit sur son micro et de lance « il y’a un décalage entre le discours tenu par les autorités et la réalité vécu par ces étudiants car on ne peut pas parler de la qualité de l’enseignement dans une université où les étudiants sont dans les conditions précaires et si elle était une université d’excellence comme vous le dites, les enfants des riches n’iraient pas dans les pays dits développés pour y chercher le savoir ».Ces phrases sont tombés comme une aubaine pour les étudiants et les applaudissement fusent de partout. Monsieur Sall intrigué reprend la parole pour se défendre : « Youssouf Touré ne connait pas l’université Cheikh Anta Diop et donc il ne peut pas la juger ».
Comme une seule personne et à l’unisson le public a commencé à huer le recteur et comme si cela ne suffisait pas des étudiants, ceux de la faculté des lettres en particulier avec des pancartes à la main se sont mis à faire des va et vient dans l’assemblée. On pouvait lire sur les pancartes « l’amicale notre droit ; le recteur doit réhabiliter notre amicale » au point de déstabiliser le cour normale de l’émission.
« Nous ne sommes pas à une émission à caractère politique, s’il vous plait, on se calme » rappelle Alain Foka.
Malgré toutes ces remontrances l’émission est perturbée et c’est devenu un chaos général. Les organisateurs essaient d’improviser une pause et c’est alors que le calme revient. Le comble de tout ceci c’est l’ambiance hostile qui règnent sur le plateau entre le recteur et Touré au point de presque qu’en venir aux mains n'eût été l’intervention du Ministre et du présentateur. Finalement le thème est laissé de coté et le débat devient un problème de personne.
« Monsieur Sall, vous êtes le recteur le moins performant que cette université ait connu vos devez démissionner car vous n’êtes pas à la hauteur de l’attente des étudiants » lance Touré pour clore ses propos.
Pendant toute l’émission la parole est restée entre le recteur et Youssouf Touré, les autres invités n’ont eu droit car une seule prise de parole. Les étudiants en ont profité pour régler leur compte avec le recteur en le huant à chaque fois qu’il prenait la parole.
Fidèle GUINDOU
« Université Cheikh Anta Diop, 50 ans après » est le thème de l’émission media d’Afrique que la radio France internationale à enregistrer en plein air à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. D’illustres invités se sont succédés sur le plateau.
La devanture de la bibliothèque universitaire est le cadre choisi par les organisateurs de RFI pour installer leur arsenal. Il est 15 heures 30 lorsque la mise en place est terminée, le soleil brillant est loin de finir sa course dans le ciel. Les abords de la bibliothèque et de la faculté des lettres sont bondés de monde, la plupart sont étudiants avec quelques rares journalistes. Les techniciens de la radio courent dans tous les sens pour peaufiner les derniers réglages. L’ordre est donné pour rejoindre les sièges installés pour la circonstance avec une haie de sécurité pour éviter les débordements. Les étudiants se ruent vers les chaises et en un clin d’œil ces centaines de chaises sont envahies. Alain Foka, présentateur de l’émission media et archive d’Afrique sur RFI, commence par prendre le pouls du public, « est ce Dakar est la, c’est timide … on ne vous sent pas, j’espère que tout au long de l’émission vous allez vous réveillez » ce ne sont pas ces mots qu’il débute.
Il demande aux invités de s’installer et parmi eux on peut remarquer la présence du ministre de l'Enseignement préscolaire, de l'Elémentaire, du Moyen, du Secondaire et des Langues nationales, Kalidou Diallo, Abdou Salam Sall, recteur de l’UCAD, Youssouf Touré syndicaliste et Mamadou Sy Albert, chargé de communication du Centre des œuvres universitaires de Dakar(Coud). En introduisant le sujet le recteur a fait mention que l’UCAD est une bonne unité de formation et c’est dommage que les étudiants eux même ne croient pas a cette université, il n’a pas manqué de dire aussi qu’elle occupe le treizième rang en Afrique. Avant même que celui-ci ne termine ses propos, M. Touré bondit sur son micro et de lance « il y’a un décalage entre le discours tenu par les autorités et la réalité vécu par ces étudiants car on ne peut pas parler de la qualité de l’enseignement dans une université où les étudiants sont dans les conditions précaires et si elle était une université d’excellence comme vous le dites, les enfants des riches n’iraient pas dans les pays dits développés pour y chercher le savoir ».Ces phrases sont tombés comme une aubaine pour les étudiants et les applaudissement fusent de partout. Monsieur Sall intrigué reprend la parole pour se défendre : « Youssouf Touré ne connait pas l’université Cheikh Anta Diop et donc il ne peut pas la juger ».
Comme une seule personne et à l’unisson le public a commencé à huer le recteur et comme si cela ne suffisait pas des étudiants, ceux de la faculté des lettres en particulier avec des pancartes à la main se sont mis à faire des va et vient dans l’assemblée. On pouvait lire sur les pancartes « l’amicale notre droit ; le recteur doit réhabiliter notre amicale » au point de déstabiliser le cour normale de l’émission.
« Nous ne sommes pas à une émission à caractère politique, s’il vous plait, on se calme » rappelle Alain Foka.
Malgré toutes ces remontrances l’émission est perturbée et c’est devenu un chaos général. Les organisateurs essaient d’improviser une pause et c’est alors que le calme revient. Le comble de tout ceci c’est l’ambiance hostile qui règnent sur le plateau entre le recteur et Touré au point de presque qu’en venir aux mains n'eût été l’intervention du Ministre et du présentateur. Finalement le thème est laissé de coté et le débat devient un problème de personne.
« Monsieur Sall, vous êtes le recteur le moins performant que cette université ait connu vos devez démissionner car vous n’êtes pas à la hauteur de l’attente des étudiants » lance Touré pour clore ses propos.
Pendant toute l’émission la parole est restée entre le recteur et Youssouf Touré, les autres invités n’ont eu droit car une seule prise de parole. Les étudiants en ont profité pour régler leur compte avec le recteur en le huant à chaque fois qu’il prenait la parole.
Fidèle GUINDOU
«Il ne faut pas attendre de moi que je montre une fausse image de l’Afrique …»

Alain Foka, journaliste à RFI, a accordé une interview au Dakar Bondy Blog lors de son passage à Dakar ce lundi 03 mai. Exclusivité !
Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Alain Foka, je suis journaliste à Radio France Internationale depuis 16 ans et avant j’étais à Europe 1 et à France Inter où j’ai démarré en 1984.
Le cinquantenaire des pays africains fait la une des presses, quel bilan Alain Foka peut faire de ces 50 ans d’indépendance ?
Un bilan plutôt négatif car on est le dernier continent et cela veut dire que nous avons pas brillé. La santé laisse à désirer un peu partout et l’éducation a reculé par rapport aux années d’avant indépendance. L’économie est au plus mal et nous ne connaissons que des crises à répétition. Mais en même temps, il ya de l’ espoir parce qu’il ya des ressources humaines de plus en plus importantes. Aux indépendances on avait très peu de cadres qui ont été formés de façon rapides. Aujourd’hui, il ya des diplômés un peu partout en Afrique. Quelques soit ce qui va se passer dans les cinquante prochaines années, il va y avoir l’éclosion d’une Afrique positive, un peu plus efficace. Mais quand je jette un coup œil en arrière pour les cinquante ans, on va dire que c’est globalement négatif.
Les medias occidentaux ont tendance à dénigrer l’image de l’Afrique, vous êtes un africain dans un organe de presse européen et qu’est ce vous faites concrètement pour redresser le tir ?
(Rires). Je pense que l’ensemble des émissions que je fais va dans le sens de donner une image plurielle de l’Afrique. Le but n’est pas d’enjoliver, il n’est pas question de mentir et de montrer l’autre Afrique. Que ce soit Archives d’Afrique que je présente et anime depuis 15 ans, ou Media d’Afrique j’essaie de donner une version africaine des choses. Je raconte l’histoire de l’Afrique à travers ses grands hommes avec les témoignages des acteurs, ce qui n’était pas le cas avant. J’essaie de me rapprocher de la vérité. Et ensuite, dans media d’Afrique, je donne la parole aux journalistes africains de dire leur manière à eux de voir l’actualité internationale et je pense que c’est une façon plurielle de montrer l’autre Afrique. Pendant un moment, j’ai présenté un magazine que je dois recommencer bientôt qui s’appelle Afrique Plus, qui montre ce qui se fait de positif en Afrique, de rompre avec l’afro-pessimisme en montrant l’autre Afrique par ceux qui créent des richesses et de ceux qui font des choses positives à travers un grand media international qu’est RFI, de montrer l’autre Afrique celle des africains eux même, voila ma façon à moi de contribuer . Mais il ne faut pas attendre de moi de montrer une fausse image de l’Afrique, ce serait de tomber dans l’autre travers, donc je ne la ferai pas.
D’où vous est venue l’idée de vos émissions sur Rfi ?
L’idée d’Archives d’Afrique vient tout simplement d’un constat. J’ai fait mes études jusqu’en terminales en Afrique et on n’apprenait pas l’histoire de l’Afrique. C’est en occident que j'ai appris cette histoire et c’était une frustration réelle. Il faut savoir que j’ai d’abord été journaliste reporter d’images , donc j’ai sillonné le continent et je me suis rendu compte que les jeunes connaissaient moins cette histoire. Cela s’impose à moi de raconter notre histoire. Si on parle de Mamadou Dia et de Léopold Sedar Senghor, peu de gens les connaissent finalement, peu de gens connaissent l’histoire de la fédération de Mali.
Média d’Afrique vient du fait qu'à un moment donné, l’Afrique était envahi par la presse internationale, ce qui continue toujours. Elle donne un point de vue sur tout et jamais on a écouté ce que les africains disent de cette actualité, ce qui n’est pas moins bon ou mieux que celle de l’occident, et mérite d’être connue
Quel est le cursus d’Alain Foka ? Comment est-il devenu journaliste ?
Moi, je suis passé par le circuit normal. J’ai fait en même temps les sciences politiques et l’école de journalisme en France. Ecole supérieure de journalisme dans un premier temps, puis le centre de formation de la rue du Louvre et par la suite j’ai fais les sciences politiques de Paris. Après quoi je suis allé aux Etats-Unis pour faire deux ans dans un magazine appelé Ebony, avant de revenir en France.
Quel conseils pouvez-vous donner aux jeunes journalistes que nous sommes ?
Ce que je peux dire, c’est de développer la culture générale, de beaucoup lire. Malheureusement, on se rend compte les jeunes n’ont plus de références livresques sociologiques, philosophique. Il faut connaître l’histoire. Il faut se cultiver. Si on veut être journaliste, il faut lire et être très curieux et naturellement avoir beaucoup d’audace.
Doit-on s’attendre à voir Alain Foka un jour à la tête d’un groupe de presse africain ?
Ce n’est pas vraiment mon aspiration pour l’instant, sinon je suis à la tête d’un groupe de production que j’ai crée qui s’appelle Phénix, basé à Paris depuis 1992, et je pense que je suis utile là où je suis et c’est ce qui me passionne, parler au plus grand nombre d’Africains.
Alain Foka est il marié ?
(Rires). Je suis marié et père de quatre enfants, deux filles et deux garçons. Ma femme est Nigérienne Libyenne, bof un métissage compliqué…
dimanche 11 avril 2010
Partenariat entre le Dakar Bondy Blog et le Centre de formation et de perfectionnement des journalistes de Paris.
L’écriture pour le web, Montage et insertion des vidéos dans les textes tels étaient entre autre les différents modules de la formation des bloggeurs du Dakar Bondy Blog. Elle a débutée le lundi 29 mars 2010 et a pris fin le vendredi dernier, dans l’enceinte du CESTI . La séance du vendredi a été consacrée aux derniers conseils d’usage et à la remise des attestations.
Deux semaines durant les étudiants du CESTI en particuliers ceux du Dakar Bondy Blog ont suivis une formation en multimédia. Elle a eu lieu grâce au partenariat entre le DBB et le CFPJ de Paris. L’objectif principal était de donner aux bloggeurs les bases de l’écriture du net et le montage d’image et de vidéos. Ludovic Lamant, le formateur venu de France pour la circonstance a commencé par donner les conseils d’usage. Pour un bon papier sur internet, il a dégagé trois conseils pratiques :
« C’est vrai qu’on écrit pour internet, mais l’objectif est d’informer, ce qui sous-entend qu’il faut mettre l’accent sur l’information »
« Quand vous revenez d’une interview par exemple, ne plaquer pas toute suite ce que l’on vous a dit, il faut resserrer, recouper et même si il le faut supprimer certaines parties qui n’en valent pas la peine, car encore une fois sur le web il faut écrit court mais précis », souligne Ludovic.
Et en su « Inventer des formats pour permettre aux lecteurs de tout âge de se retrouver dans votre papier ».
La surprise du jour était la visite de la directrice du CESTI, a qui l’on a donné un temps de parole. Mais avant les bloggeurs chacun à son tour s’est prononcé sur le déroulement de la formation et le devenir du DBB.A cet effet, la plupart n’ont pas manqué de mentionner la coupure de la connexion internet trois jours après le début des travaux, pour facture impayée de la part du rectorat de l’UCAD . Dans l’ensemble tout c’est bien passé, « je salue l’initiative de la direction de nous avoir initiée cette formation, elle nous a permit aux un et aux autres de pouvoir avoir les rudiments pour l’écriture du web et aussi de renforcer les liens entre les étudiants des différentes classes, quand au devenir du blog, il faudrait que nous pensons à organiser une journée porte ouverte pour avoir une bonne audience » dit l’un des bloggeurs avec le sourire.
A la suite de ses confrères, le rédacteur en chef du DBB, Alpha Sané a conclut en remerciant Monsieur Lamant et la directrice pour cette cause et n’a pas manqué de faire des doléances pour le blog, à savoir le manque de matériel.
« Je vous comprends car vous comparer le matériel que vous avez à celui des autres structures de la place, mais moi je sais ce que je suis venu trouver ici et aujourd’hui en j’en suis ; je vous rassure toute suite car il y’a du matériel qui arrive, du sophistiqué et vous pourrez avec ça, vous en sortir. Je vous le répète, une fois de plus le blog est a vous et faites en ce que vous voulez mais soyez très imaginatif, et travailler beaucoup, innover, demander, et chercher car c’est comme seulement vous arrivez à vous hisser au summum » tels était les premiers propos de la directrice a sa prise de parole.
Aussi elle a émis le vœu de voir le blog s’ouvrir à la sous région et pourquoi ne pas créer une école du blog pour les pays francophones.
La séance a pris fin sur la remise des attestations à la plus grande satisfaction des étudiants.
La coïncidence de la formation et du cinquantenaire n’était pas fortuit, car les activités du cinquantenaire ont été choisies pour les travaux pratiques. Comme sujets de reportage tous les aspects des cinquante ans du Sénégal : L’évolution de la presse, portrait des acteurs de l’indépendance…des témoignages et aussi la couverture des manifestations telles que les séances de répétitions des majorettes, la marche de l’opposition réunie au sein de Benno Siggil Senegaal, l’inauguration du monument de la renaissance Africaine et autres.
Rappelons que le Dakar Bondy Blog a été crée le 3 Mai 2008, donc aura 2 ans en mai prochain.
Deux semaines durant les étudiants du CESTI en particuliers ceux du Dakar Bondy Blog ont suivis une formation en multimédia. Elle a eu lieu grâce au partenariat entre le DBB et le CFPJ de Paris. L’objectif principal était de donner aux bloggeurs les bases de l’écriture du net et le montage d’image et de vidéos. Ludovic Lamant, le formateur venu de France pour la circonstance a commencé par donner les conseils d’usage. Pour un bon papier sur internet, il a dégagé trois conseils pratiques :
« C’est vrai qu’on écrit pour internet, mais l’objectif est d’informer, ce qui sous-entend qu’il faut mettre l’accent sur l’information »
« Quand vous revenez d’une interview par exemple, ne plaquer pas toute suite ce que l’on vous a dit, il faut resserrer, recouper et même si il le faut supprimer certaines parties qui n’en valent pas la peine, car encore une fois sur le web il faut écrit court mais précis », souligne Ludovic.
Et en su « Inventer des formats pour permettre aux lecteurs de tout âge de se retrouver dans votre papier ».
La surprise du jour était la visite de la directrice du CESTI, a qui l’on a donné un temps de parole. Mais avant les bloggeurs chacun à son tour s’est prononcé sur le déroulement de la formation et le devenir du DBB.A cet effet, la plupart n’ont pas manqué de mentionner la coupure de la connexion internet trois jours après le début des travaux, pour facture impayée de la part du rectorat de l’UCAD . Dans l’ensemble tout c’est bien passé, « je salue l’initiative de la direction de nous avoir initiée cette formation, elle nous a permit aux un et aux autres de pouvoir avoir les rudiments pour l’écriture du web et aussi de renforcer les liens entre les étudiants des différentes classes, quand au devenir du blog, il faudrait que nous pensons à organiser une journée porte ouverte pour avoir une bonne audience » dit l’un des bloggeurs avec le sourire.
A la suite de ses confrères, le rédacteur en chef du DBB, Alpha Sané a conclut en remerciant Monsieur Lamant et la directrice pour cette cause et n’a pas manqué de faire des doléances pour le blog, à savoir le manque de matériel.
« Je vous comprends car vous comparer le matériel que vous avez à celui des autres structures de la place, mais moi je sais ce que je suis venu trouver ici et aujourd’hui en j’en suis ; je vous rassure toute suite car il y’a du matériel qui arrive, du sophistiqué et vous pourrez avec ça, vous en sortir. Je vous le répète, une fois de plus le blog est a vous et faites en ce que vous voulez mais soyez très imaginatif, et travailler beaucoup, innover, demander, et chercher car c’est comme seulement vous arrivez à vous hisser au summum » tels était les premiers propos de la directrice a sa prise de parole.
Aussi elle a émis le vœu de voir le blog s’ouvrir à la sous région et pourquoi ne pas créer une école du blog pour les pays francophones.
La séance a pris fin sur la remise des attestations à la plus grande satisfaction des étudiants.
La coïncidence de la formation et du cinquantenaire n’était pas fortuit, car les activités du cinquantenaire ont été choisies pour les travaux pratiques. Comme sujets de reportage tous les aspects des cinquante ans du Sénégal : L’évolution de la presse, portrait des acteurs de l’indépendance…des témoignages et aussi la couverture des manifestations telles que les séances de répétitions des majorettes, la marche de l’opposition réunie au sein de Benno Siggil Senegaal, l’inauguration du monument de la renaissance Africaine et autres.
Rappelons que le Dakar Bondy Blog a été crée le 3 Mai 2008, donc aura 2 ans en mai prochain.
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